PRÉSENTATION DE LA VILLE

À l’heure actuelle, c’est Longoni qui constitue le poumon économique de la commune. En effet, Longoni accueille une zone d’activité industrielle, la principale centrale thermique de l’ile et le port de commerce de Mayotte.

Ce dernier assure essentiellement une activité de transbordement de diverses filières : conteneurs, vrac dont ciment, véhicules et autres marchandises lourdes, pétrole et gaz. Le développement de cette localité va continuer à s’accélérer avec la construction d’une zone d’activité concertée qui laissera place à des logements, mais aussi à des commerces, des jardins partagés, des équipements publics ou encore un groupe scolaire.

La ville dispose aussi de deux carrières. L’une est située à Koungou qui est le chef-lieu de la commune et l’autre est située à Kangani. Cette dernière est d’ailleurs caractérisée par l’installation d’activités économiques liées à la construction et aux travaux publics.

En plus d’être résidentielle, Majicavo-Koropa est caractérisée par une zone commerçante : Majicavo-Dubai très fréquentée. Majicavo-Lamir quant à elle s’est démarquée avec le premier centre commercial de Mayotte. Elle est aussi caractérisée par l’aménagement d’une Zone d’Activité Concertée qui tend à développer l’activité économique de la zone.

majicavo koropa

Photo : Majicavo Lamir

HISTORIQUE

La ville de Koungou est la deuxième ville la plus importante de l’ile. Se situant au nord de Mayotte, elle est composée de six villages : Longoni, Kangani, Trévani, Koungou, Majicavo Koropa et Majicavo Lamir.

Koungou est l’une des plus anciennes localités de Mayotte. Les premiers habitants de la ville se sont installés sur le littoral, au lieu-dit Mtsanga ylang-ylang. Aujourd’hui, le site archéologique a été endommagé par la montée des eaux de l’océan. Néanmoins, le professeur Liszkowski, docteur en histoire, a produit des travaux de recherches qui précisent cette fondation originelle.

Du XVII° à la fin du XVIIIe siècle, pour fuir la traite négrière, les autochtones ont quitté le littoral et se sont réfugiés à l’intérieur des terres, sur les hauteurs du lieu-dit Mjini Koungou. Les vestiges de cette localité existent encore aujourd’hui.

Au début du XIXe siècle, lorsque la confiance fut retrouvée, les habitants de Koungou quittèrent Mjini Koungou pour s’installer sur le littoral au lieu-dit Badar Salama jusqu’à l’exploitation coloniale de la plaine de Koungou surnommée Lambic.

Les villages découlent des habitations des anciens travailleurs des exploitations agricoles, celles-ci allant de Mamoudzou-Kawéni jusqu’à Dzoumogné. Toutefois, les exploitations agricoles de Koungou ont subi des crises successives, ce qui a causé la perte de ce patrimoine. La chute du cours de la canne à sucre, les deux guerres mondiales ayant suspendu l’exportation, la production et l’importation des pièces détachées. Mais les ouvriers sont restés sur place.



DÉMOGRAPHIE

Commune et village de résidencePopulation municipale*
(habitants)
Taux de variation annuel moyen (%)
201220172012 - 2017
Village de Koungou777793503,8
Village de Longoni383339830,8
Village de Kangani12521022-4,0
Village de Trévani252940229,7
Village de Majicavo-Koropa9130116985,1
Village de Majicavo-Lamir196720811,1
Total commune de Koungou26488321564,0

Sources : Insee2017

Crédit : ville de koungou